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Allemagne
|Conjoncture économique

Tendance conjoncturelle générale 

 
L’économie allemande, traditionnel moteur de l’Union européenne (81 millions d’habitants, un PIB dépassant les 2 500 milliards €) a bien démarré en 2014 après avoir subi en 2009 la plus grave récession jamais enregistrée depuis la seconde guerre mondiale et un net ralentissement en 2012-2013, dans la foulée du ralentissement économique mondial et de la crise de dettes souveraines qui touche de nombreux pays de la zone euro.
 
2014 laisse entrevoir une amélioration progressive de la conjoncture économique allemande : le commerce mondial reprend de la vigueur, entraînant avec lui les exportations allemandes ; les indicateurs du climat des affaires, de production et des commandes des entreprises sont à la hausse ; le taux d’activité remonte faisant régresser  le chômage.
 
Selon les institutions économiques et statistiques, le Produit Intérieur brut allemand devrait connaître en 2014 une croissance de 1.5 à 1.8 % et à plus long terme une évolution annuelle de quelque 1.5 %.
 
En 2013 l’économie allemande a principalement pu compter sur la consommation intérieure et celle-ci devrait maintenir une croissance modérée de +/- 1.5 % grâce à la stabilité des prix et des revenus, à un marché de l’emploi sain et un taux de chômage bas.  En effet, après avoir connu des taux record pour l’Allemagne en 2009 (7.9 %), le chômage a retrouvé un niveau de 5.3 % en 2013.
 
Après avoir baissé en début 2013, les exportations ont quant à elles repris de la vigueur au dernier trimestre 2013 et, sauf incident au niveau international, on peut s’attendre à une croissance annuelle de 3 à 4% en 2014-2018.
 
Ce climat relativement positif a déjà poussé la production des entreprises à la hausse après un creux en octobre 2013, et ce tant pour la production de biens de consommation ou d’investissements que pour les produits intermédiaires.  La construction a également bénéficié d’un hiver doux. 
Les chiffres d’affaires des entreprises bénéficient également de l’évolution des exportations.
Cette tendance à la hausse devrait se poursuivre durant les prochains mois étant donné la croissance des commandes enregistrée dans l’industrie et la construction au cours des premiers mois de l’année.
 
L’index ifo indique une légère baisse du climat des affaires dans l’industrie productive après 4 mois de croissance.  L’annexion de la Crimée par la Russie et les tensions entre l’Ouest et la Russie au sujet de l’Ukraine ont probablement joué un rôle dans ce stand-by étant donné les liens commerciaux entre la Russie et l’Allemagne.  Cependant, les entreprises allemandes ont certainement une vue nettement plus positive du climat commercial qu’il y a un an encore.
 
Les indices du chiffre d’affaires dans le commerce de détail sont également en  progression  depuis 2009 de quelque 97-98 ils sont passé à  107-109 en ce début 2014.  Cette croissance vaut aussi pour le commerce de gros et les services.
   
En ce qui concerne ses finances publiques, après avoir accru ses dépenses pour faire face à la crise de 2008-2009, l’Allemagne a retrouvé son équilibre budgétaire depuis 2012.  La dette publique allemande qui avait dépassé les 80 % de son PIB en 2010 est repassée sous ce seuil en 2013 et, sans regain de crise dans l’Eurozone, baissera encore progressivement au cours des prochaines années pour atteindre l’objectif escompté par le gouvernement de 70 % en 2017 et de60 % d’ici 10 ans.

Commerce extérieur allemand et relations commerciales entre la Belgique/Wallonie et l’Allemagne 

 
L’Allemagne exporte annuellement pour plus de 1000 milliards €, ce qui la classe aujourd’hui troisième exportateur mondial après la Chine et les Etats-Unis. 
 
Le succès de l’Allemagne sur le marché mondiaux s’explique par :
   La très bonne image de marque des produits « made in Germany » ;
   La maîtrise par l’Allemagne des pressions salariales dans l’industrie ;
   Le haut niveau de compétitivité internationale et la forte spécialisation de son industrie dans le secteur des machines industrielles et des biens d’investissements, pour lesquels la demande est restée forte, particulièrement en provenance du Moyen-Orient et des pays émergents (la Chine principalement) ;
   L’avantage que l’Allemagne a pu tirer de l’élargissement de l’Union européenne. En délocalisant certaines activités vers ces pays, l’Allemagne a pu bénéficier d’avantages concurrentiels et maintenir par ailleurs d’autres activités dans le pays.
 
Selon les chiffres de l’Office fédéral allemand des statistiques, les exportations allemandes de marchandises ont enregistré en 2013 une baisse de 0,2 %, pour atteindre 1 093 milliards d’euros.   Les importations ayant enregistré un recul de 1%, la balance commerciale du pays a vu croître son excédent, qui a atteint avec 197,7 milliards €, soit son plus haut chiffre depuis le début des relevés des statistiques du commerce extérieur (Destatis).
 
Etant donné la lente reprise économique en UE et la tendance à la hausse du commerce mondial, les institutions économiques s’attendent en 2014 à une croissance exportations biens et services de quelque 3.5 (E.I.U.) à 6 % (IdW). Les commandes en provenance des pays de la zone Euro mais plus encore des autres pays affichent en effet une croissance depuis fin 2012.
Suivant la conjoncture sur les marchés intérieurs et les marchés extérieurs de l’Allemagne, les importations allemandes, notamment d’intrants à la production, suivront également avec une croissance attendue de quelque 4 à 6%.
 
Quelques chiffres concernant l’impact potentiel de la crise en Crimée et des relations Germano-russe  sur le commerce extérieur de l’Allemagne :
10 % des entreprises allemandes exportent vers la Russie.
31 % des importations allemandes de pétrole et de gaz, ce qui représente 72 % des importations totales) proviennent de Russie.  Celle-ci est le 11ème partenaire commercial du pays, avec une valeur de marchandises échangées (exportations + importation) de 76,5 milliards €. 
 
 
Les principaux partenaires commerciaux de l’Allemagne sont la France, qui absorbe quelque 10 % des exportations allemandes, les Etats-Unis, le Royaume-Uni, les Pays-Bas et la Chine.
La Belgique arrive en 10ème  position, important pour quelque 46 milliards € de marchandises allemandes.
Notons que si 69 % des exportations de produits  "Made in Germany" vont au marché européen et 57 % pour la seule Union européenne, le 2ème continent d’exportation pour l’Allemagne est aujourd’hui l’Asie (16 %), avant l’Amérique (12 %).
 
Les principaux fournisseurs étrangers du pays sont les Pays-Bas, la Chine, la France, les Etats-Unis, le Royaume-Uni et l’Italie.  La Belgique se positionne 8ème, après la Russie,  avec un montant de ventes à l’Allemagne de près de 39 milliards €.
 
Les 4 secteurs suivants comptent à eux seuls pour la moitié des exportations allemandes (données en millions €) :
 

Véhicules et parties de véhicules

    190 098

17,4%

Machines

    162 949

14,9%

Chimie

    105 470  

  9,6%

Equipement informatique, électronique et optique

      84 532  

  7,7%

Equipement électrique

      66 774

  6,1%

 
Notre voisin germanique est principalement tributaire de l’étranger dans les secteurs suivants (données en millions €), qui représentent près de 50 % de ses importations :

  

 Source : Destatis

 

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Les relations commerciales entre l’Allemagne et la Belgique/Wallonie 

  
L’Allemagne est traditionnellement le premier marché de la Belgique, dont elle représente quelque 16 % des exportations et le 2ème client de la Wallonie (également 16 %).  Elle est donc une importante source de débouchés pour notre industrie.
 
Vu du côté allemand, la Belgique est le 8ème fournisseur du pays, position honorable, après la Russie mais avant la Suisse et l’Autriche.
La balance commerciale de la Wallonie avec l’Allemagne est généralement excédentaire mais cet excédent s’est réduit en 2010-2012, un léger déficit ayant même été enregistré en 2012, quand les importations allemandes ont marqué un très net ralentissement.  Les chiffres
 
Au niveau sectoriel, le commerce de la Belgique vers l'Allemagne est caractérisé notamment par les importations - exportations après transformation pour le compte de l'industrie chimique, plastique et automobile allemande.  Les exportations de la Wallonie vers son voisin germanique se concentrent  donc logiquement essentiellement dans les secteurs pour lesquels l’Allemagne a une forte demande extérieure générale , ainsi que dans le secteur agro-alimentaire.
 

Produits des industries chimiques

+/- 25 %

Métaux communs et ouvrages en ces métaux

+/- 20%

Matières plastiques et caoutchouc; ouvrages en ces matières

+/- 15 %

Machines et équipements mécaniques, électriques et électroniques

8 à 10 %

Produits alimentaires, boissons et tabacs

5 -6 %

 
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Mise à jour : avril 2014 

Sources – The Economist Intelligence Unit, Country Report Germany 
 
http://www.bundesbank.de - site de la banque fédérale d’Allemagne
http://www.destatis.de - site de l’Office fédéral des statistiques
http://www.bmwi.de - site du ministère allemand de l’Economie
http://www.tatsachen-ueber-deutschland.de - (Allemagne - Faits et réalités) site d’information sur l’Allemagne publié en collaboration avec le ministère des Affaires étrangères allemand
http://www.cidal.d iplo.de - centre d’information et de documentation sur l’Allemagne
 
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