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Equateur
|Conjoncture économique

 

Le plus petit des pays andins (14 millions d´habitants et 260.000 km2) n´avait plus connu une telle stabilité politique depuis plus de 50 ans. Le Président Rafael Correa a, en effet, été réélu au premier tour des élections présidentielles de février 2013. Ce faisant, il est le seul Président Equatorien à avoir réussi à gouverner le pays pendant au moins 6 ans sans interruption. Il conserve d’ailleurs la confiance de sa population (plus de 50% d´indice de satisfaction) et a remporté pas moins de 7 élections consécutives.

Son nouveau mandat présidentiel se terminera en 2017. On lui reconnait une révolution réussie en matière d´infrastructures (construction de nouvelles autoroutes qui traversent tout le pays, d’un nouvel aéroport inauguré à Quito en février 2013, d’hôpitaux, mise en place d’un projet de métro pour Quito en 2016, etc.) et en matière d´éducation (réforme et construction de nouvelles écoles et universités dans toutes les régions du pays).

Actuellement, la deuxième étape recherchée par le gouvernement est un changement au niveau de la base productive locale qui demandera un changement radical face à l´investissement privé.

L´économie équatorienne étant liée au Dollar Américain depuis 14 ans, le Président Correa ne sait pas mettre en place une politique monétaire spécifique dans le but de faire face au déficit commercial que connait actuellement son pays. Il a donc décidé de mettre en place des restrictions commerciales depuis 2009.

Entre janvier et novembre 2013, l´Equateur accumule un solde négatif de 1.352 millions USD au niveau de sa balance commerciale (avec une augmentation de 267% par rapport à 2012) et a dès lors décidé de mettre un nouveau frein à ses importations.

Cette politique vise à la fois à réduire le déficit de la balance commerciale et à garantir la qualité des produits importés.

Quelques 293 « items » sont concernés par cette nouvelle politique commerciale qui entrera en vigueur au début de 2014. La liste comprend notamment parfums, cosmétiques, jouets, sauce tomate, frites surgelées et viande. Ces produits devront maintenant être accompagnés d’un certificat de qualité d´origine (conformément à la nouvelle réglementation équatorienne).

A terme, le gouvernement espère réduire ses importations de 800 millions USD en 2014. 

L´Equateur devrait atteindre pour 2013 une croissance de l´ordre de 4% et la Banque Centrale équatorienne projette une croissance du PIB en 2014 entre 3,8 et 4%. On notera que le taux de pauvreté en Equateur a diminué de 37,7% à 25,6% en 2013 et qu´il connait le taux de chômage le plus bas de toute l´Amérique du Sud avec seulement 5%. 

L´Union Européenne occupe actuellement la troisième place dans le palmarès des exportations équatoriennes, derrière les Etats-Unis (45%) et les pays de l´ALADI et les pays andins. Au niveau de ses importations, l´Equateur se fournit d´abord auprès des pays de  latino-américains (dont les pays de la CAN), des USA, de l´Asie et en quatrième position on retrouve les pays européens. 

Les secteurs porteurs en Equateur sont outre le secteur pétrolier (c´est pour rappel, le plus petit producteur de l´OPEP) et pétrochimique, la construction qui continue à connaître une croissance soutenue également en 2012 et l´agro (dont les bananes, le cacao, le café, les cœurs de palmier, la quinoa, etc.).

Selon notre expérience, ces 2 derniers secteurs sont intéressants pour la Wallonie, étant donné l´expérience de nos centres de recherche, le know-how wallon, la capacité de développement de nouveaux produits, etc. dans le but d´attirer aussi des investisseurs de ce secteur dans notre région.

Les exportations équatoriennes vers la Belgique, comme ses grands pays voisins ont plus fortement diminué comparé à l´année précédente puisqu´elles ont chuté de 17,5% pour les 10 premiers mois de l´année 2013 avec un montant total de 232,6 millions d´Euros, alors que nos exportations belges ont augmenté de 33,9% pour atteindre 106,7 millions d´Euros.

Pour rappel, l’Equateur est sorti des négociations commerciales initialement engagées en juillet 2006 entre tous les pays andins et l’UE (finalement, seuls la Colombie et le Pérou ont été jusqu´au bout et l’accord commercial signé fin juin 2012). L’Equateur essaie à présent de maintenir les préférences douanières accordées par l’Europe via le SPG+ (date de fin de cet accord : 31 décembre 2013) alors que la commission européenne mise plutôt sur la mise en place de programmes de coopération sur des thèmes qui incluent les valeurs communes des droits de l’homme et démocratie, le changement climatique, la sécurité alimentaire globale, la migration illégale, etc…  

Au cours de la dernière décennie, l’Equateur a exporté vers l’UE 2.265 millions USD dont 63% de produits agricoles et 34% de produits de la pêche. Les principaux destinataires sont l’Espagne, les Pays-Bas, la Belgique et la France. Des 10 produits les plus exportés par l’Equateur, 9 (à l’exception de la banane) entrent sur le marché européen sous le système SPG+.  

La banane représente 30% des ventes non pétrolières vers le reste du monde en 2011 (soit 2.046 millions USD). 

Les secteurs porteurs en Equateur sont outre le secteur pétrolier (c’est, pour rappel, le plus petit producteur de l’OPEP) et pétrochimique, la construction, qui a connu une croissance de 31% en 2011, mais aussi la pêche (+ 17% - principalement les crevettes) et l’agro (dont les bananes, le cacao, le café, etc.).

Janvier 2014

Accord commercial entre l’UE et l’Equateur 

Les négociateurs de l’UE et de l’Équateur ont scellé le 17 juillet 2014 à Bruxelles un accord qui permettra à l’Équateur de rejoindre ses voisins andins, le Pérou et la Colombie, dans leur accord commercial avec l’UE. 

L’accord offre un meilleur accès au marché équatorien pour de nombreuses exportations clés de l’UE, par exemple dans les secteurs de l'automobile ou des boissons alcoolisées. Outre l'accès aux marchés, il créera aussi un environnement stable et prévisible, qui contribuera à renforcer et diversifier le commerce et les investissements des deux parties et à l’intégration régionale dans l’un des marchés où la croissance est la plus rapide d’Amérique latine pour les entreprises européennes.

Outre la protection des principaux intérêts des deux parties en matière de commerce de marchandises, l’accord comporte également des dispositions ambitieuses sur l’accès au marché pour les services, le droit d'établissement et les marchés publics.  

L’Union européenne et l’Équateur vont maintenant procéder à la révision juridique des documents approuvés afin de soumettre l’accord final à leurs procédures respectives de ratification interne. 

Relations en matière de commerce et d'investissement avec les pays andins (Colombie, Pérou, Equateur et Bolivie)

Les négociations avec la Communauté andine en vue de la conclusion d’un accord d’association ont commencé en 2007. L’Équateur a décidé de mettre fin à sa participation aux discussions en 2009, alors que la Bolivie en avait fait de même l’année précédente; les négociations ont donc été conclues avec seulement la Colombie et le Pérou en 2010. L’Équateur et la Bolivie avaient toujours la possibilité de rejoindre le processus à un stade ultérieur.

L’accord commercial global conclu avec le Pérou et la Colombie en 2012 a été appliqué à titre provisoire à partir du 1er mars 2013 avec le Pérou et du 1er août 2013 avec la Colombie. Cet accord ouvre les marchés aux exportateurs européens, colombiens et péruviens et permettra à terme d’économiser chaque année plus de 500 millions d’euros. Toutefois, c’est l'amélioration et la stabilisation du cadre des échanges et des investissements qui devraient apporter les plus grands avantages en termes d’accroissement des flux commerciaux et d’investissements.

Les contacts ont été maintenus avec l’Équateur (ainsi qu’avec la Bolivie) tout au long de la période qui a suivi sa décision de mettre fin à sa participation aux négociations. Après avoir évalué l’équilibre global et le niveau d’ambition de l’accord final auquel l’UE était parvenue avec la Colombie et le Pérou, l’Équateur a conclu que, dans ce contexte, la reprise des discussions avec l’UE lui offrirait d’importantes possibilités d’améliorer ses relations en matière de commerce et d’investissement avec l’UE et favoriserait la réalisation de ses objectifs de développement interne. Il s’est ensuivi quatre cycles de négociations en 2014, dont le dernier, en juillet, a été couronné de succès.

En 2013, le commerce avec l’Équateur s’est élevé à 4,9 milliards d’euros (2,5 milliards d’exportations et 2,3 milliards d’importations); on observe une tendance constante à la hausse, qui devrait encore se renforcer avec la conclusion de l’accord commercial. À l’heure actuelle, 60 % du total des exportations de l’Équateur bénéficient du régime préférentiel « Système de Préférences Généralisées -SPG + », qui arrive à expiration pour l’Équateur à la fin de 2014. Les bananes, pour lesquelles l’accord conclu prévoit un important régime préférentiel, représentent quelque 30 % de ses exportations.

En 2013, les flux commerciaux entre l'UE et la Colombie ont atteint un montant total de 13,6 milliards d'euros (5,8 milliards d'exportations et 7,7 milliards d'importations), ce qui fait de la Colombie le cinquième partenaire commercial de l'UE en Amérique latine, alors que les flux commerciaux avec le Pérou se chiffraient à 8,8 milliards d'euros (3,5 milliards d'exportations et 5,3 milliards d'importations; sixième partenaire commercial de l'UE en Amérique latine). En ce qui concerne les services, l’UE a exporté en 2012 pour 2,4 milliards d’euros vers la Colombie, 1,8 milliard vers le Pérou et 1 milliard vers l’Équateur, tandis que ses importations en provenance des mêmes pays se sont élevées respectivement à 1,1 milliard, 0,9 milliard et 0,4 milliard d'euros. La valeur des échanges entre l’UE et la Bolivie est d’environ 1,2 milliard d’euros.

Source : www.europa.eu

Août 2014

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Principaux accords économiques et politiques 

- CAN  - Communauté Andine
- ATPDA   - Accord Préférentiel Andin pour l’Éradication de la Drogue
- ALADI  - Association Latino-américaine d’Intégration
- MERCOSUR  - Communauté Économique des pays de l’Amérique du Sud
- OPEP -Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole
- OMC - Organisation Mondiale du Commerce
- OIC - Organisation Internationale du Café
- Organisation Internationale du Cacao
- COPAL  - Alliance des Pays Producteurs de Cacao
- GEPLACEA - Groupe d’Exportateurs de Sucre d’Amérique Latine et des Caraïbes
- OLDEPESCA - Organisation Latino-américaine de la Pêche
- OMPI - Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle
- UNODOC - Office des Nations Unies Contre la Drogue et le Crime

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