La Libye profite d'une croissance économique élevée. Prévue à 8% en 2009 (mais elle sera probablement revue à la baisse), elle a été de plus de 5% entre 2003 et 2007. La crise économique et financière que nous traversons en 2009 va quelque peu faiblir ces données.
Grâce à un prix du pétrole élevé et à la richesse de ses réserves, les exportations d’hydrocarbures permettent à l’économie libyenne de progresser très vite (le secteur pétrolier représente 30% du PIB).
Un autre facteur bénéfique à la croissance libyenne est la levée des sanctions commerciales à l'encontre de ce pays par les Etats-Unis et l’Union Européenne. Ainsi, depuis 2003, une insertion accrue dans le commerce international en plus des tensions sur les marchés de l’énergie ont permis une forte augmentation de la croissance libyenne.
Mécaniquement, cette croissance a permis d'accroître le niveau de vie des libyens et ce dernier progresse constamment depuis 2000 (alors même qu'il avait baissé de plus de 50% entre 1980 et 1995). La Libye est devenu un des pays les plus riche d'Afrique (le PIB/hab a atteint 10.200 USD en 2007 pour une population de 5.8 millions d'habitants).
La croissance du secteur non pétrolier se poursuit (7.5% du PIB en 2007) grâce à la politique menée depuis 2003 par le gouvernement qui, avec les conseils du FMI et dans l'optique d'une adhésion à l'OMC, encourage la libéralisation de l’économie et la privatisation partielle du secteur public libyen . Le gouvernement a, en outre et grâce aux revenus du secteur pétrolier, pu entreprendre un vaste plan d'investissements publics dans les infrastructures (télécommunications, routes, ports, santé...).
En ce qui concerne les hydrocarbures, le gouvernement continue la politique d'attribution de champs d'exploration par enchères publiques et compte faire passer la production de 1.7 Millions de barils par jour depuis 2006 à 3 millions de barils par jour en 2012. En revanche, l'économie libyenne peine à se diversifier car les investissements directs à l'étranger concernent surtout le secteur pétrolier et l’inflation continue d'augmenter pour se situer à 10% en 2008. Un cours du baril trop bas peut donc fortement limiter la croissance libyenne.