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Malaisie
|Conjoncture économique

Situation économique 

Depuis 1960, la Malaisie a connu une croissance de près de 7 % par an en moyenne, alors que sa population augmentait de 2,6 % par an (28,8 millions d’habitants en 2011). L’économie est caractérisée par sa forte ouverture aux échanges (taux d’ouverture de 152 % du PIB en 2011). Alors que les ressources en hydrocarbures s’amenuisent (risque d’épuisement des réserves pétrolières d’ici 2 ou 3 décennies), les autorités entendent faire évoluer le modèle de croissance pour permettre au pays de sortir de la trappe à revenus intermédiaires dans lequel il se trouve, pour rejoindre les économies à hauts revenus d’ici à 2020. En mars 2010, le gouvernement a ainsi dévoilé son « nouveau modèle économique » fondé sur la promotion de l’innovation et la recherche de gains de productivité. Ce vaste programme qui s’inscrit dans les 10e et 11e plans couvrant les périodes 2011-2015 et 2016-2020, se traduit concrètement par le « Programme de transformation économique » (ETP) présenté en septembre 2010, décliné en 12 secteurs-clefs (ENERGIE, HUILE DE PALME, SERVICES FINANCIERS, VENTE DE GROS ET DE DETAIL, TOURISME, COMMUNICATIONS ET INFRASTRUCTURES DEDIEES, EDUCATION, ELECTRIQUE et ELECTRONIQUE, BUSINESS SERVICES, SANTE,  KUALA LUMPUR – KLANG VALLEY) et 131 programmes sectoriels liés à ces secteurs

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Sites de référence 

Ministry of Finance: http://www.treasury.gov.my/index.php?lang=eng
Ministry of International Trade and Industry: http://www.miti.gov.my
Malaysian Industrial Development Authority: http://www.mida.gov.my
Department of Statistics: http://www.statistics.gov.my
Malaysia External Trade Development Corporation: http://www.matrade.gov.my

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Présentation intéressante sur la stratégie future de la Malaisie 

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Chiffres clés et Prévisions pour 2010 : discours du premier ministre 

 La politique fiscale pour l’année 2010 prévoit une demande en croissance. Son objectif est de renforcer et soutenir le rétablissement de l'économie tout en assurant une augmentation de la demande domestique.

 La production domestique s’améliorera à tous les niveaux en 2010 puisqu’on prévoit une augmentation du PIB dans tous les secteurs, à savoir l’agriculture, les extractions et les exploitations, la fabrication, avec un pourcentage d’augmentation légèrement plus élevé pour le secteur des services lui-même suivi de près par le secteur de la construction.

 La croissance se poursuit, au niveau du PNB, avec toutefois deux diminutions à souligner : - 2,3% de dépense en consommation publique et une légère diminution de 0,3% pour la formation en capital brut public. L’exportation de biens et de services augmentera de 5,1% tandis que l’importation de biens et de services subira une croissance de 6,3% par rapport à l’année 2009. Le revenu par habitant augmentera de 2,5% tandis que la parité du pouvoir d’achat augmentera de 2,7%.

 Le revenu du Gouvernement Fédéral déclinera de 8,4 % pour atteindre 148,4 milliards de RM en 2010, ceci à cause du mauvais bilan économique de l’année 2009 et du modeste rétablissement prévu pour l’année 2010. Le Gouvernement Fédéral assurera la durabilité fiscale et la stabilité macro-économique en alignant des dépenses aux ressources disponibles tout en assurant une gestion financière relativement prudente.

Le budget total du Gouvernement Fédéral représentera 189,5 milliards de RM, soit une diminution de 11,3 % par rapport à l’année 2009. Le secteur privé commencera à se rétablir permettant ainsi au Gouvernement de consolider sa position fiscale et d’être plus flexible politiquement en temps de crise.

Avec des revenus plus faibles et donc des dépenses moins élevées, les finances du Gouvernement Fédéral sont censées s'améliorer enregistrant ainsi un déficit inférieur de 5,6 % de PIB (produit intérieur brut). Le financement de ce déficit proviendra principalement de sources domestiques non-inflationnistes.

 Les dépenses d'exploitation diminueront de 13,7 % pour ne représenter que 138,3 milliards de RM en raison d’une diminution des subventions (20,9 milliards de RM), des provisions et des services (20,8 milliards de RM) de même que des subventions octroyées aux organismes de droit public (11,2 milliards RM). Alors que la discipline fiscale sera menée avec des réductions dans la dépense discrétionnaire, le gouvernement fera en sorte que productivité et qualité de prestation des services ne soient pas affectées.

 Des subventions pour le carburant seront accordées : une somme de 10 milliards de RM ou une augmentation de 10,7 % en prévision de l'augmentation des prix du pétrole brut. La provision de rémunérations (42,2 milliards de RM), des frais de services de dettes (15,9 milliards de RM) aussi bien que des pensions et des gratifications (10,8 milliards de RM) sera aussi augmentée conformément aux engagements.

 Les dépenses en développement représenteront 51,2 milliards de RM en 2010, soit 4,4 % de moins qu'en 2009, puisqu’on s'attend à ce que les dépenses s'atténuent dans le cadre de la concrétisation des projets prévus sous le Neuvième Plan Malaisien.

 Cependant, l'activité économique ne diminuera pas puisque des mesures fiscales et monétaires ont été mises en place afin de soutenir une croissance continue.

En plus d’encourager le rétablissement à court terme, le Budget 2010 visera également à améliorer le potentiel de l’économie sur le long terme. On visera à faciliter la transformation en une économie à hauts revenus tout en soutenant les initiatives du secteur privé. Dans ce but, des aides seront accordées à des secteurs de croissance de niche fortifiants dans le domaine des services et des secteurs industriels. L'accent sera aussi porté sur le développement du capital humain puisqu’il est  central dans le programme de transformation.

 Le revenu fédéral est prévu de diminuer de 8,4 % pour atteindre 148,4 milliards RM en raison d'une diminution dans la collecte des impôts sur le revenu du pétrole et des retours sur investissement.

 La production et les prix moins élevés du pétrole brut en 2009 auront un impact sur les revenus pétroliers. Malgré une contraction marginale de 2,8 % dans le revenu fiscal, des revenus provenant des principaux composants comme les impôts sur les sociétés et sur les revenus individuels, taxes d’exportation et contributions indirectes aussi bien que des droits d'enregistrement sont prévus de s'améliorer dans le tandem avec le rétablissement dans l'économie domestique et le secteur externe.

Le gouvernement a été désigné à la responsabilité fiscale sur le moyen terme et dans la mission de soutien du rétablissement économique. Dans ce but, des mesures simultanées sont mises en place pour diversifier les sources de croissance, améliorer le revenu de base aussi bien que réduire la dépendance aux revenus liés au pétrole.

La qualité et l'efficacité des dépenses du Gouvernement seront améliorées tandis que l'obtention de marchandises et des services sera basée sur le principe d’appel d'offres pour assurer ainsi transparence et rapport qualité-prix.

Les subventions seront étudiées pour rester bien ciblées. Le Gouvernement assurera aussi l'utilisation optimale de ses actifs. L'administration fiscale sera ainsi rénovée.

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Le 2ème trimestre 2009 montre des signes positifs 

  Les données économiques sont en forte progression pour le deuxième trimestre 2009. La contraction du PNB n’est plus que de 3,9% contre 6,2% au premier trimestre selon la Gouverneur de la Banque centrale, Tan Sri Dr Zeti Akhtar Aziz.

La consommation des ménages est repartie vers le haut dû à la chute de nombreux prix. L’inflation, à 3,7%, pour le premier trimestre a chuté à 1,3% lors du second trimestre.

Les investissements privés restent faibles vu la faible demande extérieure.

Le secteur des services a, lui, enregistré une hausse de 1,6% contre une chute de 0,2% au premier trimestre. Ce secteur est le plus important contributeur au PNB et sera le moteur de la croissance future.

Le secteur manufacturier est toujours en déclin (-14,5%) mais légèrement moins que lors du premier trimestre (-17,9%). Les secteurs de l’électronique et de l’électrique (E&E) semble sur la voie de la reprise.

Le secteur agricole, quant à lui, est en hausse de 0,3% contre -4,3% au cours du premier trimestre ceci dû à la hausse de la production de denrées alimentaires.

Le secteur de la construction a cru de 2,8% (1,1% au premier trimestre) supporté par les projets liés au plan de stimulation du gouvernement.

Le secteur minier a réduit sa chute de 5,2% à 2,6% dû la reprise partielle des cours et de la production de pétrole et gaz.

Les exportations sont en chute de 26,3% (20% au T1), le fait d’une forte diminution de la demande extérieure ainsi que la contraction de 40,6% de l’export de commodités à prix plus bas. Les importations, quant à elles ont diminué de 23,7% (29% au T1).

Le Gouvernement table sur une reprise pour le T4. La faible inflation, un marché du travail meilleur, la reprise à la hausse des prix des commodités, le marché financier plus stable, combinés avec un plan de relance dynamique laisse entrevoir une sortie de crise rapide de ce pays bien organisé et dynamique
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Une bonne gestion de la crise 

 Pour les responsables économiques malaisiens, la crise a deux sources principales ayant un effet de levier l’une sur l’autre : l’excessive autonomie du système bancaire américain et le trop faible coût du loyer de l’argent.

 Instruits par la crise asiatique de 1997/1999, les Malaisiens se félicitent aujourd’hui de n’avoir cédé ni aux appels à la dérégulation de leur système bancaire, ni à une trop forte baisse du taux directeur. Celui-ci est aujourd’hui à un niveau considéré comme un taux plancher : 2%.

 Par le double effet du resserrement du crédit et de l’anticipation des consommateurs, la crise financière se répercute sur les activités liées au commerce international. Les conséquences sur l’emploi dans le secteur manufacturier malaisien pourraient être lourdes. On enregistre déjà une baisse du nombre d’employés dans le secteur de 7,7 % en glissement annuel pour les quatre premiers mois de 2009. Le message gouvernemental aux entreprises est de ne procéder qu’à des mesures graduées en termes d’emplois lorsque des mesures de réduction sont nécessaires: chômage partiel, congés sans solde, protection des emplois nationaux.

 La Malaisie n’ayant pas les moyens d’intervenir sur la demande des marchés extérieurs, les autorités axent leurs interventions sur le soutien aux bilans des entreprises, de façon à les aider à traverser une crise qui pourrait durer jusqu’à fin 2010. Un premier plan de soutien représentant EUR 1,5 Md début novembre 2008 a été suivi d’un second plan en mars 2009 pour une valeur annoncée de RM 60 Mds sur deux ans (environ EUR 13 Mds). Ce second plan comprend EUR 3,5 Mds de dépenses budgétaires et EUR 9,5 Mds de prêts, de garanties et de renforcement de la capacité d’intervention en fonds propres du fonds souverain Khazanah. Le déficit budgétaire en 2009 représenterait entre 5,5 et 6% du PIB. Les responsables malaisiens sont convaincus que la clef (et le verrou éventuel) de toute relance est l’activité de prêt des banques.

 Pour atténuer les effets de la crise sur les personnes, le système de redistribution de la rente pétrolière est maintenu. La subvention des produits de base et du système éducatif et hospitalier se poursuit parallèlement à des politiques de grands travaux donnant la préférence aux emplois locaux.

 L’une des craintes affichées par les responsables malaisiens est que la crise bancaire d’origine américaine, déjà suivie d’une crise économique affectant le commerce international, soit relayée par une crise du système financier international. La Malaisie poursuit donc depuis quelques mois une diplomatie financière dynamique.

 Parallèlement aux réflexions sur l’avenir des instruments de réserves et de paiement, la Malaisie contribue depuis fin 2008 à la mise en place d’accords bilatéraux croisés avec les principaux pays asiatiques. La Banque Negara vient d’ailleurs de signer un accord avec la

Banque populaire de Chine permettant la réalisation d’opérations à terme entre les deux pays dont les montants peuvent aller jusqu’à 8,3 milliards d’euros.

 Sur le plan politique, le Premier Ministre M. Najib, en poste depuis début avril après avoir succédé à M. Badawi, s’efforce de renforcer l’unité nationale. Il bénéficie du soutien de l’ensemble de la communauté d’affaires – et en particulier de la communauté « chinoise ». Contrairement à certaines prévisions faites avant son arrivée au pouvoir, il pratique une politique intérieure plutôt libérale. Sur le plan économique il a procédé à diverses mesures de libéralisation : passage de 30 % à 12,5 % de l’obligation de « capital bumiputra » dans les sociétés introduites en bourse et de 51 % à 30 % de l’obligation de capital malaisien dans les sociétés de bourse. De plus, une suppression de l’obligation de capital malais dans 27 sous-secteurs des services a été annoncée.

Malaisie apparaît comme un pays ayant tiré toutes les conclusions de la crise de 1997-1999 et gérant la crise actuelle avec intelligence. La même appréciation a été exprimée lors de rencontres entre Bank Negara et Banque de France.

Bien sûr, la forte réduction des activités industrielles tournées vers l’exportation entraîne une baisse sensible du PIB dans les pays les plus impliqués dans le commerce mondial.  La prévision courante pour 2009 est autour de -5% pour la Malaisie : il s’agit d’un chiffre négatif important, mais il ne fait que ramener la valeur de la richesse nationale à ce qu’elle était au 1er janvier 2008. La véritable différence est dans la perspective à l’égard du lendemain.

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Investissements étrangers en Malaisie (FDI) 

 Les prévisions pour 2009 tablent sur un investissement étranger total de RM 30 Mds  soit deux tiers des résultats de 2008. Pour les 5 premiers mois de l’année, un total de 294 projets ont injecté RM 9 milliards dont RM 4,2 Mds de sources étrangères. Ces chiffres ont été annoncés officiellement par le Ministre du commerce international et de l’industrie, Datuk Mustapa Mohamed.

 La Malaisie a levé, cette année, un ensemble de restrictions sur l’investissement étranger et essentiellement, la plupart des obligations de partenariat avec un « Bumiputra ». Pour plus de détails, je vous recommande de consulter le website du Malaysian Industrial Development Authority (MIDA) : www.mida.gov.my

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La lettre de Malaisie 

    * Auteur : ME Kuala Lumpur & CCIF Malaisie

    * Référence : PE500505

La lettre conjointe de la Mission économique et de la MFCCI a pour objectifs d'accompagner dans son développement la communauté d'affaires française en Malaisie, et de convaincre de nouveaux opérateurs de développer leurs activités en Malaisie. Abonnement 1 an 77 € HT

http://www.ubifrance.fr/001PE500505+la-lettre-de-malaisie.html

 

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