La politique fiscale pour l’année 2010 prévoit une demande en croissance. Son objectif est de renforcer et soutenir le rétablissement de l'économie tout en assurant une augmentation de la demande domestique.
La production domestique s’améliorera à tous les niveaux en 2010 puisqu’on prévoit une augmentation du PIB dans tous les secteurs, à savoir l’agriculture, les extractions et les exploitations, la fabrication, avec un pourcentage d’augmentation légèrement plus élevé pour le secteur des services lui-même suivi de près par le secteur de la construction.
La croissance se poursuit, au niveau du PNB, avec toutefois deux diminutions à souligner : - 2,3% de dépense en consommation publique et une légère diminution de 0,3% pour la formation en capital brut public. L’exportation de biens et de services augmentera de 5,1% tandis que l’importation de biens et de services subira une croissance de 6,3% par rapport à l’année 2009. Le revenu par habitant augmentera de 2,5% tandis que la parité du pouvoir d’achat augmentera de 2,7%.
Le revenu du Gouvernement Fédéral déclinera de 8,4 % pour atteindre 148,4 milliards de RM en 2010, ceci à cause du mauvais bilan économique de l’année 2009 et du modeste rétablissement prévu pour l’année 2010. Le Gouvernement Fédéral assurera la durabilité fiscale et la stabilité macro-économique en alignant des dépenses aux ressources disponibles tout en assurant une gestion financière relativement prudente.
Le budget total du Gouvernement Fédéral représentera 189,5 milliards de RM, soit une diminution de 11,3 % par rapport à l’année 2009. Le secteur privé commencera à se rétablir permettant ainsi au Gouvernement de consolider sa position fiscale et d’être plus flexible politiquement en temps de crise.
Avec des revenus plus faibles et donc des dépenses moins élevées, les finances du Gouvernement Fédéral sont censées s'améliorer enregistrant ainsi un déficit inférieur de 5,6 % de PIB (produit intérieur brut). Le financement de ce déficit proviendra principalement de sources domestiques non-inflationnistes.
Les dépenses d'exploitation diminueront de 13,7 % pour ne représenter que 138,3 milliards de RM en raison d’une diminution des subventions (20,9 milliards de RM), des provisions et des services (20,8 milliards de RM) de même que des subventions octroyées aux organismes de droit public (11,2 milliards RM). Alors que la discipline fiscale sera menée avec des réductions dans la dépense discrétionnaire, le gouvernement fera en sorte que productivité et qualité de prestation des services ne soient pas affectées.
Des subventions pour le carburant seront accordées : une somme de 10 milliards de RM ou une augmentation de 10,7 % en prévision de l'augmentation des prix du pétrole brut. La provision de rémunérations (42,2 milliards de RM), des frais de services de dettes (15,9 milliards de RM) aussi bien que des pensions et des gratifications (10,8 milliards de RM) sera aussi augmentée conformément aux engagements.
Les dépenses en développement représenteront 51,2 milliards de RM en 2010, soit 4,4 % de moins qu'en 2009, puisqu’on s'attend à ce que les dépenses s'atténuent dans le cadre de la concrétisation des projets prévus sous le Neuvième Plan Malaisien.
Cependant, l'activité économique ne diminuera pas puisque des mesures fiscales et monétaires ont été mises en place afin de soutenir une croissance continue.
En plus d’encourager le rétablissement à court terme, le Budget 2010 visera également à améliorer le potentiel de l’économie sur le long terme. On visera à faciliter la transformation en une économie à hauts revenus tout en soutenant les initiatives du secteur privé. Dans ce but, des aides seront accordées à des secteurs de croissance de niche fortifiants dans le domaine des services et des secteurs industriels. L'accent sera aussi porté sur le développement du capital humain puisqu’il est central dans le programme de transformation.
Le revenu fédéral est prévu de diminuer de 8,4 % pour atteindre 148,4 milliards RM en raison d'une diminution dans la collecte des impôts sur le revenu du pétrole et des retours sur investissement.
La production et les prix moins élevés du pétrole brut en 2009 auront un impact sur les revenus pétroliers. Malgré une contraction marginale de 2,8 % dans le revenu fiscal, des revenus provenant des principaux composants comme les impôts sur les sociétés et sur les revenus individuels, taxes d’exportation et contributions indirectes aussi bien que des droits d'enregistrement sont prévus de s'améliorer dans le tandem avec le rétablissement dans l'économie domestique et le secteur externe.
Le gouvernement a été désigné à la responsabilité fiscale sur le moyen terme et dans la mission de soutien du rétablissement économique. Dans ce but, des mesures simultanées sont mises en place pour diversifier les sources de croissance, améliorer le revenu de base aussi bien que réduire la dépendance aux revenus liés au pétrole.
La qualité et l'efficacité des dépenses du Gouvernement seront améliorées tandis que l'obtention de marchandises et des services sera basée sur le principe d’appel d'offres pour assurer ainsi transparence et rapport qualité-prix.
Les subventions seront étudiées pour rester bien ciblées. Le Gouvernement assurera aussi l'utilisation optimale de ses actifs. L'administration fiscale sera ainsi rénovée.