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Malaisie
|Conjoncture économique

Situation économique 

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Caractérisée par sa forte ouverture (les échanges représentent 140 % du PIB), l’économie malaisienne a su faire face à la conjoncture internationale actuelle difficile et a affiché en 2013 une croissance de 5,7 %, grâce à une demande interne dynamique et à l’augmentation des investissements, notamment privés. Le pays, largement dépendant de son commerce extérieur, avait été touché par la baisse de la demande externe suite à la crise de 2008, mais était parvenu à limiter la décroissance de son PIB à - 1,7 % en 2009. Grâce au plan de relance déployé par le gouvernement en 2009 et 2010, la Malaisie a donc rapidement retrouvé puis confirmé le chemin de la croissance.

L’accélération de la consommation domestique constitue le principal moteur de l’activité économique, et a permis à la Malaisie de compenser l’impact défavorable de l’environnement global. La consommation privée a ainsi connu une croissance de 7,7 % en 2012. Le solde du commerce extérieur est positif, et représente 10,4 % du PIB en 2013, malgré la baisse des exportations malaisiennes (les ventes n’ayant progressé que de 0,6 % en 2012) et la forte progression des importations (+ 5,9 %). L’investissement constitue également un facteur clé de la croissance de l’économie malaisienne, avec une hausse de 22 % de l’investissement privé pour l’année 2012.

Malgré la prédominance des services, le poids de l’industrie dans l’économie malaisienne est encore très important, puisqu’elle représente 36,8 % du PIB.

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Situation financière  

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La monnaie nationale malaisienne est le ringgit (MYR). En 2005, le régime de change est passé d’un régime fixe indexé sur le dollar américain (USD) à un régime à flottement administré. La situation financière de la Malaisie est saine. Le déficit public, qui s’était creusé en 2009 en raison du plan de relance faisant suite à la crise économique, est revenu en 2012 à un taux de 4,5 % du PIB, puis en 2013 à 3,9 % du PIB.

La dette externe s’élève à 33,4 % du PIB. La dette publique s’élève à 55,4 % du PIB, soit un taux lourd mais qui demeure raisonnable au regard des capacités de financement du pays, notamment grâce à un taux d’épargne élevé à 32,4 %. Les réserves de change, confortables, s’élèvent à plus de 129,6 Mds USD (au 14 mars 2014) soit 8,9 mois d’importations de biens et 3,3 fois la dette extérieure à court terme (source : Direction générale du Trésor).

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Politique fiscale et économique du pays 

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Sur les dix dernières années toutefois, la Malaisie a atteint le sommet de son modèle économique, imposant de négocier un virage stratégique majeur pour maintenir la croissance et la prospérité de sa société.

Ce virage, pressenti par nombre de sociétés françaises actives en Malaisie, s’est matérialisé de manière très vivante et pragmatique par le programme de transformation économique engagé par le gouvernement malaisien depuis 2010.

Les fondamentaux économiques de cette mutation sont en phase avec les aspirations de nos entreprises, grands groupes comme PME : économie du savoir, montée en gamme des industries phares du pays pour en faire des pôles d’excellence mondiaux, mieux vivre en ville, tirer le plus de valeur ajoutée des ressources naturelles agricoles, etc.

Au terme des 10 dernières années, la Malaisie semble être arrivée au bout du cycle économique classique des pays émergents. Plus assez compétitive pour faire face aux émergents ni assez développée pour concurrences les pays les plus avancés, l’économie malaisienne menaçait de tomber dans le piège des pays à revenus intermédiaires.

Pour négocier ce virage stratégique majeur, maintenir la croissance et la prospérité, et répondre à l’ambition de faire de la Malaisie une économie développée à haut revenu à l’horizon 2020 (en atteignant un PIB/hab de 15 000 USD/an), le gouvernement a lancé un ambitieux un programme de transformation économique visant 6 grands objectifs : 1. Consolider la consommation interne comme moteur de la croissance ; 2. Développer l’économie du savoir ; 3. Urbaniser le pays ; 4. Assainir les finances publiques ; 5. Faire monter en gamme les industries phares pour bâtir des pôles d’excellence mondiaux (fini les usines tournevis !) ; 6. Renforcer le poids économique des PME.

Mis en place par le gouvernement en 2010 après une année de débats publics, le programme de transformation économique (ETP) planifie la mise en oeuvre de réformes sur la prochaine décennie. Ces réformes concernent 12 secteurs clés, identifiés comme les moteurs de la croissance malaisienne, et sont déclinés en 152 programmes concrets représentant environ 450 Mds EUR d’investissement total. L’ETP marque la volonté du gouvernement de stimuler l’investissement privé (cible de 90 % du financement des projets) et de faire monter la Malaisie sur l’échelle de valeur, en développant l’innovation. Ce programme se double d’un ambitieux programme de transformation du Gouvernement (GTP) dont les objectifs impactent directement les moteurs de l’économie nationale (infrastructures, éducation, corruption, subventions, etc.). L’ETP est appliqué en articulation avec les orientations stratégiques émises par le New Economic Model (NEM), présenté début 2010, décliné dans les 10e et 11e plans (2011-2015 et 2016-2020), et destiné à promouvoir l’innovation et les gains de productivité.

Dans le cadre de son plan de développement économique, la Malaisie a inclus des mesures fiscales incitatives afin d’attirer les investissements étrangers dans des secteurs d’activités stratégiques, comme le « statut pionnier » pour les secteurs de l’industrie, de l’agriculture, et du tourisme, le « label Bionexus » pour le secteur des biotechnologies et le « statut MSC » pour les entreprises des secteurs TIC et multimédia. Depuis 2007, le gouvernement s’emploie également à réduire les inégalités de développement qui marquent le territoire malaisien, entre les régions fortement urbanisées comme Kuala Lumpur et ses banlieues, et les États ruraux de la Malaisie orientale (Bornéo). Cinq « corridors de développement » ont été mis en place, avec l’objectif de favoriser l’investissement malaisien et étranger sur des secteurs d’activités prédéfinis (potentiellement les plus porteurs pour la région), principalement au moyen d’incitations fiscales et d’investissments publics de démarrage.

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Principaux secteurs économiques 

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L'agriculture emploie plus de 12% des Malaisiens et contribue à moins de 10% du PIB. La Malaisie est classée parmi les principaux producteurs mondiaux d'huile de palme, de cacao et de caoutchouc. Le pays est aussi un des principaux exportateurs de bois tropical. La Malaisie a développé avec succès son économie basée sur les matières premières (exportation du caoutchouc et de l'étain, importantes réserves de pétrole et de gaz, cuivre, bauxite).

L'industrie contribue à environ 40% du PIB et emploie plus de 28% de la population. La Malaisie est l'un des plus grands exportateurs du monde de dispositifs semi-conducteurs, d'articles et appareils électriques, et le gouvernement a des plans ambitieux pour faire de la Malaisie le principal producteur et développeur de produits de technologies de pointe, y compris les logiciels. La Malaisie est une destination importante pour la délocalisation de la fabrication des composants après la Chine et l'Inde. Le pays a attiré d'importants investissements étrangers qui ont joué un rôle majeur dans la transformation de l'économie. 

Le secteur tertiaire emploie la majorité des Malaisiens et représente près de la moitié du PIB grâce, notamment, au secteur du tourisme. La Malaisie est devenue une des principales destinations touristique d'Asie du Sud-est, et la 9ème destination mondiale.

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Accords politiques, juridiques, multilatéraux 

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L’intégration de la Malaisie au niveau régional est très forte. Le pays fait partie de l’ASEAN (Association des nations de l’Asie du Sud-Est) dont elle a été l’un des membres fondateurs. Le développement récent de l’organisation s’est surtout axé autour de la libéralisation des échanges commerciaux, avec notamment la création de l’ASEAN Free Trade Area (AFTA) qui contribue à réduire les barrières douanières entre les pays membres. L’ASEAN a ratifié le projet ASEAN + 3 qui intègre progressivement la Chine, la Corée du Sud et le Japon dans ses traités de libre-échange. La Malaisie est également membre de l’Asia Pacific Economic Cooperation (APEC), organisation poursuivant également comme objectif l’abaissement des barrières douanières, à un niveau plus étendu (21 pays).

La Malaisie est membre des grandes organisations internationales, telles que l’Organisation des Nations unies (ONU), la Banque mondiale, le Fonds monétaire international (FMI) et l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Elle fait, par ailleurs, partie d’organisations diplomatiques telles que l’Organisation de la conférence islamique (OCI).

Le pays dispose d’accords de libre-échange avec le Japon, le Pakistan, la Nouvelle-Zélande, l’Inde, le Chili et l’Australie. Depuis 2010, un accord de libre-échange est également en cours de négociation entre la Malaisie et l’Union européenne.

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Commerce extérieur et investissements 

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Commerce extérieur
 
Importations en 2013 : 186,7 Mds USD (soit environ 142,6 Mds EUR, et 59,7 % du PIB).
 
Exportations en 2013 : 219,3 Mds USD (soit environ 173,5 Mds EUR, et 70,2 % du PIB).
 
La Malaisie est le 2e partenaire commercial de la France au sein de l’ASEAN, derrière Singapour. Elle est, au niveau mondial, son 32e client (41e en 2011) et son 42e fournisseur en 2013, tandis que la France est le 14e fournisseur et 18e client de la Malaisie.
 
Investissements

La Malaisie a été classée en 10e position des destinations les plus attractives pour les IDE en 2012, les flux d’IDE nets s’élevant à 29,1 Mds MYR, soit 3,1 % du PIB. En raison du contexte économique mondial incertain, les IDE ont ralenti dans les secteurs tournés vers l’export, comme le secteur manufacturier ou encore le secteur des services, qui représentent respectivement 40,4 % et 24,9 % des flux entrants. En revanche, les investissements étrangers dans le secteur minier (y compris le secteur du pétrole et du gaz) se sont renforcés en 2012, pour atteindre 9,6 Mds MYR (soit 33 % des flux d’IDE nets). Les principaux investisseurs étrangers en 2012 étaient le Japon et Singapour qui représentaient à eux seuls près de 40 % des investissements entrants. L’Europe représentait 22 % des flux d’IDE nets entrants en Malaisie.

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Sites de référence 

Ministry of Finance: http://www.treasury.gov.my/index.php?lang=eng
Ministry of International Trade and Industry: http://www.miti.gov.my
Malaysian Industrial Development Authority: http://www.mida.gov.my
Department of Statistics: http://www.statistics.gov.my
Malaysia External Trade Development Corporation: http://www.matrade.gov.my

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