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Mexique
|Conjoncture économique

 

Le Mexique est la 2ème  puissance économique d’Amérique latine, après le Brésil et la 14ème  économie mondiale. La croissance moyenne de l’économie, depuis une vingtaine d’années, se situe aux alentours de 3 %. La contraction de l’économie en 2009, calculée à 6,2% du PIB fut nettement supérieure à celle des autres économies latino-américaines, ce qui reflète la dépendance notable de l’économie du Mexique de la conjoncture nord-américaine. En 2010, l’économie mexicaine a pris le chemin de la reprise avec une croissance de 5,4 % et en 2011, la croissance, initialement estimée à plus de 5%, devrait atteindre 3,5%.  

Le Mexique a subi la contraction économique internationale de plein fouet du fait de sa dépendance des Etats-Unis où se dirige environ 80% de ses exportations. Cela s’est traduit e.a. par : baisse du prix des matières premières dont dépend fortement le budget mexicain, baisse du tourisme et des transferts de migrants). Contrairement aux crises des années 90, il s’agit donc essentiellement d’une crise importée. 

La conjoncture actuelle trouve le Mexique dans une situation macroéconomique bien plus solide que par le passé. Dans ce contexte, le Mexique a continué à bénéficier d’une bonne réputation auprès des investisseurs et n’a pas connu de graves problèmes pour se refinancer. Quant aux réserves de la Banque centrale, elles ne se sont pas effondrées comme cela avait été le cas lors de la « crise tequila » (1994). Au contraire, elles se sont, dans un premier temps, maintenues autour de 76 milliards USD et atteignent aujourd’hui pas moins de 138 milliards USD. 

Le Fonds monétaire international (FMI) a par ailleurs porté à 72 milliards de dollars sa ligne de crédit modulable au profit du Mexique. Le Mexique s’était vu accordé une telle ligne de crédit en 2009 pour un montant de 47 milliards. Cette ligne qui peut être accordée par précaution aux pays considérés comme bien gérés a été prolongée pour deux ans le 11 janvier 2011. 

Par ailleurs, dans un contexte économique mondial morose et des circonstances internationales troublées, le Mexique a su maintenir une politique d’austérité permettant de contenir l’endettement public (estimé à 37,4 % du PIB) et de soutenir la stabilité macroéconomique. 

11/04/2012

Points forts - Points faibles 

 Points forts:  

  • coûts de production de quelque 30% plus faibles qu’en Belgique, voire 50% dans certains secteurs ;
  • situation géographie ;
  • nombreux traités de libre-échange ;
  • données macroéconomiques stables ;
  • potentiel énorme du marché intérieur ;
  • sécurité de l’investissement (Traité de protection réciproque des investissements du 27 août 1998) ;
  • traité sur la double imposition ;
  • Rapatriement des bénéfices ;
  • zone dollar ;
  • Accès facilité aux marchés étasunien et canadien, grâce au Traité ALENA ; 
  • Une économie qui figure dans le top 15 mondial et une évolution démographique qui propulsera le pays à 150 millions d’habitants d’ici 2040. 

Points faibles : 

  • guerre ouverte déclarée aux narcotrafiquants (essentiellement concentrée dans le nord et l’ouest du pays),
  • grands défis sociaux,
  • énormes besoins d’investissements en infrastructures, en éducation et en soins de santé. 
  • Position compétitive en régression par rapport à ses principaux concurrents (Brésil, Chine et Inde) ;
  • importants défis sociaux à relever dans les 30 prochaines années ;  
  • Corruption : sans être généralisée, elle atteint plusieurs strates de la société et de l’état.
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Politique commerciale - commerce extérieur - Investissements Directs étrangers 

Le commerce extérieur mexicain a considérablement évolué depuis la signature de l’accord de libre-échange Nord-américain (ALENA), entré en vigueur en 1994, et la série de traités commerciaux qui l’ont suivi. Aujourd’hui, plus de 90 % des échanges mexicains sont régis par des accords de libre-échange, qui englobent une quarantaine de pays. Conséquence de cette ouverture, le commerce extérieur représentait 52,6 % du PIB en 2010, contre 27 % en 1993. Depuis 1994, les exportations ont progressé annuellement de 12,6 % en moyenne et les importations de 11,4 %. Après une détérioration de son déficit commercial depuis 2006 et qui a culminé en 2008 avec 17,5 Mds USD, le Mexique a connu une amélioration avec un déficit de 3,1 Mds USD en 2010. Pour cette année, la balance commerciale pourrait même présenter un excédent de plusieurs milliards USD. 

Le Mexique est la première puissance exportatrice d’Amérique latine pour un total de près de 680 milliards USD d’échanges (soit pratiquement l’équivalent du commerce extérieur cumulé du Brésil, de l’Argentine et du Chili) et se situe à la 16ème place au niveau mondial, avec 2 % de participation dans les exportations totales. La balance commerciale est pourtant négative avec toutes les régions du monde, à l’exception de l’Alena/Nafta. En dépit des efforts de diversification des débouchés notamment vers l’Asie, l’Amérique centrale et l’Union européenne, les exportations mexicaines ont été destinées à près de 80 % vers les Etats-Unis durant l’année 2011. Le Mexique a en outre joué trop longtemps la carte de l’assemblage final de composants importés (ensuite réexporté vers les E-U) au lieu de s’atteler à la création d’un secteur manufacturier à haute valeur ajoutée. Le secteur exportateur le plus dynamique est celui de l’automobile.  

Le Mexique reste un ardent défenseur du libre-échange et a continué de négocier de manière bilatérale des accords de libre-échange. Ainsi, les négociations du TLC avec les pays d’Amérique Centrale et avec le Pérou ont été finalisées cette année et le Sénat mexicain vient de les approuver. 

Les négociations visant à établir un « Accord d’Intégration Économique Bilatéral » entre le Mexique et le Brésil n’ont pas connu d’avancée en 2011, notamment en raison de la vive opposition d’une partie du secteur privé mexicain (principalement le secteur manufacturier et le secteur des fruits et légumes tropicaux). Durant les 7 premiers mois 2011, le commerce entre les deux pays a atteint 7,6 milliards USD, soit une augmentation de plus de 25% par rapport à la même période en 2009. Un tel accord ne ferait qu’augmenter les échanges commerciaux. Il est à noter que Mexique devrait connaître un excédent commercial avec le Brésil de près d’1/2 milliard USD en 2011, notamment en raison de l’appréciation du Real, ce, alors que la balance commerciale présentait un solde favorable pour le Brésil de manière ininterrompue depuis 2001.

En ce qui concerne les investissements directs étrangers, là aussi l’importance des Etats-Unis se fait remarquer. En effet, environ 2/3 des IED en 2011 proviennent des E-U. Le montant des IED reçus en 2011 (janv-sept) présente une diminution de 6,5 % par rapport à l’année 2010. Ce ne sera au plus tôt qu’en 2013 (voire 2015) qu’un niveau pré-crise (26 Mds USD) sera à nouveau atteint 

Il subsiste néanmoins de nombreux états très préservés, tels que Querétaro, Puebla, Guanajuato, Estado de México, etc. qui tous offrent d’énormes possibilités en ternes d’investissement, avec des réseaux de transport développés, des parcs industriels bien localisés et à proximité de la ville de Mexico et de son aéroport international, sans oublier un très agréable cadre de vie. 

Les sociétés américaines sont, dans leur grande majorité, très satisfaites de leurs performances au Mexique ; elles ont d’ailleurs pris le parti d’accroître leurs investissements dans le pays aztèque, ce qui du même coup leur permet de diminuer leurs coûts de production dans un contexte international incertain et morose.  Il en va de même de certaines sociétés européennes dont le plus important investissement allemand, à savoir Volkswagen, Puebla, situé à quelques dizaines de km au sud de la capitale, qui ne cesse d’accroître le nombre de modèles produits sur le site, la dernière en date étant la Beetle.  Il en va de même pour Chrysler qui va produire la Fiat 500 pour le marché américain, l’AL et la Chine !  Peu à peu, l’usine Chrysler devrait compléter la production actuelle polonaise à destination du marché européen.   

Il ne passe pas une semaine, sans l’annonce d’extensions d’investissements et de nouveaux investissements, essentiellement dans les domaines automobile, aéronautique et électronique. 

Côté wallon, même si parmi les investissements belges ceux-ci sont minoritaires, depuis un an il y a de plus en plus de demandes pour des bureaux de représentation, voire des enquêtes de marché destinées à alimenter des études de faisabilité en vue de futures implantations industrielles.  Le secret professionnel ne nous permet pas dans l’état actuel de faire état du nom des sociétés.  Les investisseurs belges déjà établis au Mexique, qu’ils soient wallons ou flamands,   nous confirment qu’Ils n’ont aucun regret par rapport à leur choix stratégique de s’implanter au Mexique et que si c’était à refaire, ils le referaient.  

Chez Bombardier Mexique, on nous a confirmé les excellentes prestations des usines mexicaines avec des niveaux de productivité qui ont dépassé les niveaux de productivité canadiens, un an après la mise en service de leur usine de Querétaro. L’avionneur canadien vient d’inauguré sa 4ème usine, qui a nécessité 250 millions d’USD d’investissement. Il est prévu d’y investir encore 80 millions d’USD afin de pouvoir y assembler les prototypes du « Leaserjet 85 ». Le projet a été avancé de 3 ans sur son calendrier normal. Un autre investisseur américain de Tijuana dans le domaine des panneaux solaires flexibles nous a également confirmé que leur usine a atteint un niveau 0 de défauts de production.  On est loin, très loin des clichés qui font du Mexicain un travailleur fainéant et peu productif.  Si l’on ajoute à cela la fiabilité mexicaine dans des domaines tels que les pièces automobiles et aéronautiques et le fait que les coûts de production en Chine ne cessent d’augmenter, sans oublier les coûts de transport et le risque de non-respect de la propriété intellectuelle, le Mexique, grâce à ses traités de libre-échange avec les Etats-Unis, le Canada et l’UE, est un partenaire à ne pas négliger sous prétexte de clichés peu amènes. 

Les investissements européens cumulés sont de 81,5 Mds d’USD, entre  1999 et 2010.  La Belgique est en 7ème position avec 1 milliard d’USD, derrière le Danemark avec 1.4 milliard.  L’Espagne est première avec 37.2 Mds investis au cours de la même période. 

Au chapitre de la formation des ouvriers et des employés, s’il est vrai que le niveau d’enseignement primaire et secondaire laisse à désirer, il n’en va pas de même de l’enseignement supérieur.  Ainsi l’UNAM est positionnée par le QS World University Ranking 2010 comme la meilleure université d’Amérique Latine. 

L’industrie minière est un secteur à fort potentiel, vu sous l’angle de l’investissement à fort potentiel, surtout à un moment où les matériaux nécessaires aux hautes technologies ont tendance à augmenter ou à faire face à des mesures protectionnistes chinoises.  En effet, la Chine a décidé de limiter les volumes exportés de façon à protéger son industrie.  Le secteur minier mexicain a attiré 8.7 Mds d’USD en 6 ans, surtout le fait d’investisseurs canadiens. Les minerais exploités au Mexique sont surtout l’or et l’argent. En 2009, on enregistrait quelques 263 sociétés minières dont 198 à capitaux canadiens. 

Sur la question de la propriété intellectuelle, il y a néanmoins un fort risque sur des produits tels que les parfums, les DVD et les jouets. 

De son côté, le Mexique a confirmé son statut de puissance sur le nouveau continent avec des investissements qui vont d’Ushuaïa jusqu’au Canada, y compris aux Etats-Unis avec les récentes acquisitions de « Weston Foods » et de « Sara Lee » par « Bimbo », dans le domaine agroalimentaire. De son côté, le cimentier mexicain CEMEX a annoncé un investissement de 230 millions d’USD au Pérou.  De son côté, l’opérateur de téléphonie mobile, propriété du richissime Carlos Slim, a annoncé des acquisitions de la Jamaïque à la terre de feu. 

Même si en termes de promotion sociale, le transfert de pauvres vers la classe moyenne reste plus faible qu’au Brésil, le Mexique compte quelque 20 millions de consommateurs avec un pouvoir d’achat comparable au pouvoir d’achat européen.  Sachant que le taux d’épargne est inférieur au taux d’épargne belge, à pouvoir d’achat identique, le Mexicain consomme davantage.  Témoin de cet engouement pour la consommation est l’évolution du parc automobile avec surtout une progression des modèles moyenne gamme et haut de gamme y compris parmi les marques européennes, telles que Volkswagen, Audi, BMW et Mercedes, sans oublier la nouvelle MINI du groupe BMW, qui fait un véritable tabac et ce malgré des routes qui épargnent peu les belles européennes.  

Peu importe, au Mexique, il faut être « in » en jeter plein la vue, quand on a les moyens, là où les Européens à situation identique (NdL : situation sécuritaire) auraient opté pour un profil bas.  D’autres indices qui ne trompent pas et qui démontrent l’engouement de la classe moyennes pour les biens de consommation est la présence des grandes marques, Hugo Boss, Dior, Lanvin, …. Les marques belges telles que « le Pain quotidien », qui affiche pratiquement complet, « Samsonite » et singulièrement des marques wallonnes issue du design wallon s’en tirent plutôt bien, telles que « Fusion Table » (tables de billard), « Xaviez » (cuisines contemporaines), « Groupe JNL » (sièges et fauteuils), « Ice Watch » (montres).  Ainsi le représentant de cette dernière a déjà ouvert 23 points de ventes en… 3 mois.

Avril 2012

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Les Maquiladoras 

Afin d'attirer les investissements étrangers sur son territoire, les autorités mexicaines ont mis en place tout un programme d'incitants financiers appelé " maquilas " .Ce programme permet à des entreprises, en échange d'incitants, d'importer, à titre temporaire, les intrants et équipements nécessaires à leur production. Ces entreprises, appelées " maquiladoras ", peuvent ainsi importer les produits susmentionnés en franchise douanière et de TVA, à condition de réexporter une part importante de leur production ou d'être elles-mêmes fournisseurs d'une autre maquiladora, soit, enfin, de produire certains services destinées à favoriser l'exportation.

Ce système a été mis en place dans la seconde moitié des années'60, principalement le long de la frontière avec les Etats-Unis, dans un premier temps en vue de réduire les flux migratoires de la population vers les USA, à la recherche d'un emploi.

Les maquilas ont, dans un deuxième temps, connu un nouvel essor lors de l'adhésion du Mexique au Traité de Libre-échange de l'Amérique du Nord (ALENA) en 1994. Sous le couvert de cet accord, les biens produits au Mexique bénéficient, en effet de tarifs préférentiels lors de leur exportation sur le marché des Etats-Unis et du Canada.

Il existe à l'heure actuelle près de 3.500 maquiladoras, principalement implantées dans les Etats frontaliers avec les Etats-Unis. Elles contribuent pour près de la moitié des revenus issus des exportations mexicaines.

Les secteurs les plus représentés sont : textile, confection et chaussure ; électronique ; meuble. Le secteur des services est également relativement bien présent. En revanche, l'industrie agro-alimentaire y est encore fort peu développée.

Les maquiladoras sont principalement situés dans les états frontaliers avec les Etats-Unis : elles offrent ainsi l'avantage de pouvoir adapter la production à la demande nord-américaine et de garantir des délais de livraisons extrêmement rapides. Il convient également de souligner que les maquiladoras utilisent de plus en plus de hautes technologies car elles doivent répondre à des standards de qualité très élevés en Amérique du Nord. Les maquiladoras peuvent en outre alimenter le marché intérieur.

Bien entendu, en raison de leurs spécificités propres, les maquiladoras restent fortement liées à la conjoncture économique des Etats-Unis. La récession qui y sévit depuis quelques mois a forcément entraîné une diminution des exportations mexicaines générées par les maquiladoras et, par conséquent, de leur production.

A l'évidence, le système des maquiladoras a fortement contribué à la création d'emploi au Mexique. Il a également permis au pays d'entamer sa diversification industrielle lui permettant ainsi de réduire sa dépendance vis-à-vis de ses exportations pétrolières.

Il était évident que ce système ne pouvait perdure en l'état et l'importateur d'intrants est désormais assujetti à un droit de douane afin d'éviter que l'importateur d'intrants non originaires de la zone ALENA et utilisés dans la production de marchandises exportées vers les USA et le Canada. Cette suppression s'explique par les avantages mêmes liés aux règles prévalant dans le cadre de l'ALENA, portant sur l'élimination des droits de douane entre les 3 états membres.

Le système des maquiladoras reste cependant avantageux pour les investisseurs des pays qui ne bénéficient pas d'accord de libre-échange avec le Mexique. En outre, afin de réduire les conséquences négatives liées à la suppression des avantages mis en place par ce système, le gouvernement mexicain a récemment créé un nouveau régime d'incitants, complémentaire à celui des maquiladoras, les programmes PROSEC. Il s'agit ici de programmes sectoriels permettant l'importation d'intrants de manière définitive ou temporaire à un tarif privilégié (0 à 5 %).

 

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Le Traité de Libre-échange UE & Mexique a 12 ans: quelques enseignements 

Le 1er juillet 2000, entrait en vigueur le Traité de Libre-Echange entre le Mexique et l’Union Européenne. Celui-ci s’inscrivait dans le cadre de l’Accord d’Association économique, de Concertation politique et de Coopération entre les 2 parties précitées. 

Cet Accord –le premier Traité de Libre-Echange entre le continent américain et l’UE– a entraîné une forte croissance des flux bilatéraux en matières de commerce extérieur et investissements. Parallèlement, le Mexique a conclu des accords de promotion et de protection des investissements étrangers avec 16 états membres de l’UE (dont la Belgique). Les bases sont donc jetées pour établir des conditions favorables pour le développement des relations commerciales entre les 2 parties. 

Conformément aux dispositions dudit TLC, le commerce bilatéral de biens industriels est libre de tarifs douaniers depuis 2003 pour les biens mexicains entrant sur le territoire européen et depuis 2007 pour les biens européens exportés au Mexique. Les produits agricoles, quant à eux, connaissent un processus de suppression de droits de douane plus lent. A l’heure actuelle, 79% des produits agro-industriels provenant du Mexique entrent en Europe libres de droits d’entrée, contre 73% de produits européens entrant sur le territoire mexicain taxes de douane. 

En 2009, le Mexique a connu une forte récession économique, conséquence de la situation chaotique sur la scène internationale. Cependant, l’année 2010 s’est caractérisée par une nette reprise, confirmée en 2011 : le commerce bilatéral s’est chiffré a plus de 60 milliards USD, soit une hausse de 21% par rapport à 2010 et un nouveau record par rapport aux niveaux historiques établis avant la crise. 

En outre, le commerce entre le Mexique et l’UE a augmenté de 227% par rapport à 1999, l’année précédant l’entrée en vigueur du TLC. A titre de comparaison, les échanges commerciaux entre l’UE et ses autres partenaires a augmenté de 194% au cours de la même période, tandis que le commerce du Mexique avec ses autres partenaires a enregistré une hausser de 148%. 

En 2011, les exportations mexicaines vers l’UE ont atteint 22,6 milliards USD, soit une croissance de 30% par rapport à 2010 ; l’UE consolide ainsi sa position de 2ème client du Mexique. En outre, depuis l’entrée en vigueur du TLC, les exportations mexicaines vers l’UE ont augmenté de 330% (entre 1999 et 2011), ce qui correspond pratiquement au double de la croissance des ventes mexicaines vers le reste du monde au cours de cette même période. Cette dynamique a permis que la part de l’UE comme marché de destination des ventes mexicaines passe de 4% en 1999 à 5,5% en 2011. Le Mexique se positionne de la sorte comme le 22ème fournisseur de l’UE. 

Toujours au cours de cette période 1999-2011, les secteurs qui ont le plus profité de cette croissance, en termes de valeur, des exportations mexicaines vers l’UE sont : machines et équipements de transport (42%), combustibles (22%) et les produits chimiques ((7%).

En 2011, les exportations de l’UE à destination du Mexique ont atteint 37,8 milliards USD, ce qui correspond à une augmentation de 16% par rapport à 2010. L’UE confirme ainsi sa 3ème place en qualité de fournisseur du Mexique, juste après les USA et la Chine. Les importations mexicaines provenant de l’UE équivalent à 10,8% du total importé par le Mexique au cours de cette même année. Ce chiffre était de 9,3% en 1999. 

Dans le même ordre d’idée, depuis l’entrée en vigueur du TLC, les importations mexicaines provenant de l’UE ont augmenté de 186%, alors que les importations venant du reste du monde ont, elles, crû de 143%. Toujours au cours de cette période 1999-2011, les secteurs d’importation qui ont connu la plus forte progression (pour les biens provenant de l’UE) sont : machines et équipement de transport (40%), produits chimiques (21%) et combustibles (12%). Il convient de souligner que plus des ¾ de ces importations sont des biens de capitaux (18%) et intrants (60%) utilisés dans les processus de fabrication, ces derniers permettant de réduire les coûts de production et d’améliorer la compétitivité des entreprises mexicaines et de profiter aux consommateurs mexicains. 

Produire au Mexique est également un moyen pour les entreprises européennes d’augmenter leur compétitivité sur la scène internationale à moindre coût, profitant du potentiel rendu possible grâce au vaste réseau d’accords commerciaux signés par le Mexique qui lui procure un accès privilégié à 44 pays (Amérique du Nord, Europe, Amérique latine, Japon, soit plus d’un milliard de consommateurs potentiels).

Le TLC, combiné aux accords de protection des investissements, ont également permis l’augmentation des IDE entre le Mexique et l’UE, car, outre la garantie de libre circulation des capitaux, ces instruments prévoient également la protection des investisseurs et déterminent un mécanisme de résolution des controverses éventuelles. 

Le Mexique a reçu, entre 1994 et 2011, pratiquement 118 milliards USD d’IDE provenant de l’UE. Fait remarquable : la majeure partie des IDE consentis dans le pays -102 milliards USD- s’est produit à partir de l’entrée en vigueur du TLC, après 2000. De ce montant total investi au Mexique entre 2000 et 2011, 36,6% provient de l’UE. Ce sont ainsi près de 13.000 entreprises européennes qui opèrent dans le pays. Et parmi les Etats Membres de l’Union Européenne, le premier pays d’origine des IDE européens est incontestablement l’Espagne (42%), Pays-Bas (38%), Royaume-Uni (8%). Ces pays sont respectivement les deuxième, troisième et cinquième investisseurs au Mexique. 

D’un point de vue sectoriel, l’essentiel des IDE européens ont été destinés aux activités manufacturières (38%), principalement la transformation alimentaires, l’industrie automobile et les produits chimiques. Les services financiers constituent également une part importante des IDE européens (28%). 

Les autorités mexicaines ont également poussé les investissements des entreprises mexicaines en Europe. Entre 1995 et 2010, des sociétés mexicaines ont investi pour un montant de 10,3 milliards € en UE, la majeure partie de ceux-ci ayant été consentis après l’entrée en vigueur du TLC.

 

Source : « Trade Links – Lazos Comerciales », April, May, June and July 2012 (publication périodique réalisée par la Mission du Mexique auprès de l’UE

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Echanges commerciaux AELE/Mexique 

L’Accord de Libre-échange entre le Mexique et l’AELE (Islande, Liechtensten, Norvège et Suisse) entré en vigueur en juillet 2001, avait pour objectif de développer et intensifier les échanges commerciaux entre les 2 parties.  

Pour y arriver, l’une des mesures adoptées concerne l’élimination progressive des tarifs douaniers sur tous les biens industriels. Ce processus a cependant été plus long pour les produits d’origine agricole, certains produits devant encore être négociés prochainement. 

Les échanges commerciaux entre les 2 partenaires se sont élevés à 2,4 milliards USD en 2010, récupérant ainsi non seulement la contraction enregistrée en 2009. En fait, ces échanges commerciaux ont même atteints de records historiques en 2010, dépassant de 15% les résultats enregistrés en 2008, également année record. Et si on compare avec les résultats avant l’entrée en vigueur de cet accord, on constate une croissance de l’ordre de 130%. La Suisse et la Norvège se taillent la part du lion avec une contribution de, respectivement 81% et 17%. 

Les exportations de produits mexicains vers cette zone se concentrent principalement dans les postes suivants : produits chimiques (46%) ainsi que machines et équipements de transport (34%). 

Cette synthèse a été réalisée sur base des informations publiées dans le mensuel Trade Links EU-Mexico de juillet 2011. L’article dans sa totalité peut être consulté ci-après : Juling2011.pdf

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